Faire son compost

Publié le par cyberjard

La fabrication du compost permet de réduire le volume de sa poubelle et de produire, à partir de déchets organiques un humus de qualité nécessaire au bon développement des plantes.

L'humus disparaît chaque année à hauteur de 2 à 3%, en se minéralisant pour apporter les éléments indispensables au développement des plantes. En incorporant du compost à la terre, le jardinier compense cette perte, améliore la fertilité du sol et limite de volume de déchets à traiter.

Les matières à placer dans le compost :    
- les tontes du gazon
- les cendres, sciures et copeaux de bois
- les restes de légumes et de fruits, les épluchures, y compris de bananes   
- essuie-tout et  certains tissus en fibres naturelles
- les fonds de pots de fleurs ou de jardinières
- le marc de café et les filtres papier,  les sachets de thé
- les coquilles d'œufs bien broyées
- les coques des noisettes, cacahuètes, noix, ...
- les orties entières avant la floraison
- les feuilles saines
- les fleurs fanées.

A ne pas composter :
- les plantes malades,
- la viande,  le poisson, les produits laitiers,
- les excréments d'animaux domestiques (chien, chat),
- les "mauvaises herbes" montées à graines.
- les pelures d'orange et d'agrumes, elles sont le plus souvent traitées

Le secret d'un compost de qualité

Mélanger
Le compostage repose sur le principe de la fermentation. Cette activité provoque une montée en température à 30, 40 ou même 60°C au coeur du tas. Si l'air ne circule pas, les micro-organismes ne peuvent pas vivre et travailler. Le compostage est plus efficace lorsque les morceaux sont de petite taille. Vous devez donc brasser et mélanger les déchets pour faciliter l'aération et éviter le pourrissement. C'est encore plus vrai au début du compostage (les 2 premiers mois retournez et mélangez le compost toutes les deux semaines ou à chaque ajout de matière). Le brassage favorise également la régularité de la transformation dans toutes les zones du tas et permet d'obtenir un compost de qualité homogène.

Humidifier
L'humidité est un point très important à surveiller régulièrement. Trop d'humidité empêche l’aération, ce qui a pour conséquence de freiner le processus de fermentation et de dégager des odeurs désagréables, tandis que pas assez d'humidité bloque la fermentation. Le contenu du composteur doit donc être humide comme une éponge tordue.

Utiliser le compost

Au bout de 4 à 8 mois votre compost est prêt à être utilisé. Il est homogène, de couleur sombre, s'émiette facilement et a une bonne odeur d'humus (comme le sous-sol forestier).
Tamisez-le pour éliminer les matières qui ne sont pas entièrement décomposées. Celles-ci peuvent faire un bon paillage ou être remise dans le composteur pour finir leur décomposition. En outre, n'oubliez pas de garder du compost pour le mélanger à la nouvelle préparation.

Un compost à maturité peut être utilisé de 3 manières différentes :

comme amendement :
l'épandre en couches minces (1 à 5 litres par m2), puis l'incorporer au sol superficiellement par binage (sur 5 à 15 centimètres),

comme support de culture :
incorporer de la terre à votre compost. En effet, il faut éviter de semer ou de planter directement dans le compost, la majorité des plantes ne le supportent pas.

Publié dans Savoir-faire

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